Fin d’hiver. Vous travaillez de 8 h à 20 h, surtout en intérieur, et vous voyez le soleil le week-end quand il veut bien se montrer.
Vous n’êtes pas seul : en France, huit adultes sur dix ont moins de 30 ng/mL de vitamine D.
Faut-il pour autant doser la sienne chaque année ? La réponse est plus nuancée qu’on ne le croit.
Qu’est-ce que la vitamine D ?
La vitamine D est une vitamine que la peau fabrique sous l’effet des rayons UVB du soleil. L’alimentation en apporte peu, surtout via les poissons gras. Elle aide l’intestin à absorber le calcium et le phosphore, indispensables à la solidité des os, et participe au bon fonctionnement des muscles.
Le laboratoire dose la 25(OH) vitamine D, la forme que le foie met en réserve. C’est le meilleur reflet de votre statut sur les semaines qui précèdent la prise de sang.
Le taux suit les saisons. Il est le plus bas en fin d’hiver et au printemps, après des mois de faible ensoleillement. Une même personne peut donc avoir un résultat très différent en mars et en septembre.
Qui en manque le plus ?
Le déficit est plus fréquent chez les personnes qui passent leurs journées en intérieur ou qui ont la peau foncée. Il l’est aussi en cas de surpoids, car la vitamine D se stocke dans le tissu graisseux.
Quel taux de vitamine D est normal ?
Les seuils font débat. La plupart des laboratoires français visent 30 ng/mL (75 nmol/L) ou plus. D’autres experts jugent 20 ng/mL (50 nmol/L) suffisants pour la santé des os (Ross et al., 2011). Sous 10 ng/mL (25 nmol/L), le déficit est net et appelle une prise en charge.
Statut satisfaisant
Zone intermédiaire
Taux bas
En France, 4,8 % des adultes se situent sous ce seuil de 10 ng/mL (Vernay et al., 2012). La grande majorité des résultats bas se trouvent donc dans la zone intermédiaire, entre 10 et 30 ng/mL.
ng/mL ou nmol/L : comment lire votre résultat ?
Les laboratoires rendent la vitamine D dans l’une ou l’autre unité. Pour passer de l’une à l’autre, multipliez par 2,5 : 30 ng/mL correspondent à 75 nmol/L.
Faut-il faire doser sa vitamine D ?
Pas en routine, selon la Haute Autorité de santé (HAS, 2013) et l’Endocrine Society américaine (Demay et al., 2024). Le dosage reste utile dans des cas précis : suspicion de rachitisme ou d’ostéomalacie, ostéoporose traitée, chutes répétées chez une personne âgée, chirurgie de l’obésité ou greffe de rein.
La HAS a examiné les études disponibles. Elle n’a pas trouvé de bénéfice démontré à la doser chez tout le monde, ni sur la mortalité, ni sur les chutes, les cancers ou les maladies cardiovasculaires. Son avis portait sur l’utilité du dosage, pas sur celle des compléments.
Pourquoi le bilan Ikare l’inclut quand même
Dans un bilan complet, la vitamine D n’est pas lue seule. Votre médecin la croise avec votre mode de vie, votre exposition au soleil, votre alimentation et vos autres marqueurs. Elle sert alors à décider d’une supplémentation adaptée plutôt que standard, puis à vérifier qu’elle a eu l’effet attendu.
Que faire si votre vitamine D est basse ?
Le plus souvent, une supplémentation suffit. Le médecin choisit la dose et le rythme selon votre taux, votre poids et votre situation. Le soleil aide aux beaux jours, mais il ne suffit pas toujours en hiver sous nos latitudes. Les poissons gras complètent, sans corriger seuls un déficit marqué.
Plusieurs facteurs freinent la fabrication par la peau :
- Vie en intérieur → peu d’exposition aux UVB → taux bas toute l’année.
- Peau foncée ou crème solaire → moins de fabrication pour un même temps au soleil.
- Hiver → rayons trop obliques → presque plus de fabrication, quelle que soit la durée dehors.
Les compléments sont-ils sans risque ?
Aux doses habituelles, oui. À doses élevées et prolongées, la vitamine D peut faire monter le calcium dans le sang. C’est rare, mais c’est pour cela que la dose se décide avec un médecin, pas au hasard d’un flacon.
La vitamine D protège-t-elle du cancer ou des maladies du cœur ?
Chez l’adulte en bonne santé, les grandes études ne l’ont pas montré. Pour la plupart des adultes de 19 à 74 ans, les recommandations américaines de 2024 ne conseillent pas d’apport supérieur aux besoins habituels. Elles le réservent à des groupes précis, comme les plus de 75 ans ou les personnes prédiabétiques (Demay et al., 2024).
La vitamine D reste utile là où elle a fait ses preuves : les os et les muscles. Corriger un vrai déficit a du sens. Prendre des doses élevées en espérant prévenir toutes les maladies n’en a pas, en l’état des connaissances.
Comment Ikare l’aborde
Le bilan Ikare comprend le dosage de la 25(OH) vitamine D, parmi plus de 90 marqueurs. Une infirmière réalise la prise de sang chez vous ou au bureau. Environ quatre semaines plus tard, votre médecin référent Ikare vous explique vos résultats en visio. Il lit votre vitamine D avec votre mode de vie, votre ferritine et votre CRP ultrasensible. Si elle est basse, c’est lui qui décide d’une éventuelle supplémentation. Le second prélèvement à six mois vérifie qu’elle a fonctionné, et le coaching santé mensuel avec une nutritionniste vous aide à tenir le cap. L’adhésion coûte 129 € HT par mois.
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